À quelques
jours de l’élection de la présidente d’administration du CANFE-CI, prévue pour le 30 juillet, Rolande Koffi, porte flambeau de la jeunesse féminine
entreprenante milite pour une structure moderne et ouverte à
l’international.
Mme Rolande Koffi, quelle est votre opinion pour le
CANFE-CI?
Le CANFE-CI
(Caucus National des Femmes Entrepreneures de Côte d’Ivoire) représente une réponse
attendue et nécessaire pour structurer, valoriser et défendre les intérêts des
femmes entrepreneures en Côte d’Ivoire. Il doit être un levier de
transformation économique, mais aussi un espace de solidarité, de formation et
d’influence. Mon opinion est que le CANFE-CI est une opportunité historique de
fédérer nos énergies et de parler d’une seule voix forte et crédible.
Quelles sont ses missions qui vont révolutionner
l’univers de l’entrepreneuriat féminin ?
Les missions
du CANFE-CI ont un potentiel transformateur si elles sont bien conduites. Parmi
elles : la représentation institutionnelle forte des femmes entrepreneures à
l’échelle nationale et internationale ; la formation continue pour renforcer
les compétences entrepreneuriales ; la mise en réseau efficace pour briser
l’isolement et créer des synergies ; et l’accès facilité au financement et à
l’innovation. Ces missions, si elles sont exécutées avec rigueur, peuvent
réellement faire passer l’entrepreneuriat féminin à une autre dimension.
Vous êtes une cheffe d’entreprise accomplie. Que
comptez-vous apporter aux femmes entrepreneures ?
Je veux leur
apporter du concret : des outils pratiques pour mieux gérer leur entreprise,
des formations ciblées sur leurs réalités, et un mentorat de proximité, car je
connais leurs défis quotidiens. Mais surtout, je veux leur apporter de la
confiance en elles-mêmes. Montrer qu’une femme peut réussir, même en partant de
peu, comme je l’ai fait.
À l’annonce de l’élection de la Présidente
nationale, vous n’avez pas hésité une seconde. Qu’est-ce qui vous a motivée
dans ce challenge ?
C’est le
sens du devoir. J’ai estimé que c’était le moment pour moi de servir autrement,
en mettant mon expérience de terrain au profit de toutes. J’ai vu trop de
femmes compétentes rester invisible faute d’accompagnement. J’ai donc senti
qu’il fallait que quelqu’un parle avec leur voix, qu’une femme qui les
comprend, parce qu’elle vit la même réalité, prenne la responsabilité de porter
leur cause avec conviction.
Quelle est l’originalité de votre projet de
gouvernance?
Mon projet
repose sur la proximité, l’impact et l’innovation. Une gouvernance
participative, avec des consultations régulières de la base ; une gouvernance
transparente, avec des comptes-rendus clairs et un suivi des actions ; une
gouvernance résultats, axée sur des objectifs mesurables. Mais surtout,
j’introduirai un système digital de suivi des adhérentes pour un accompagnement
individualisé. C’est cette vision moderne et inclusive qui fait l’originalité
de ma gouvernance.
Quel est votre regard sur une compétition avec Madame
la Sénatrice, une experte reconnue dans l’écosystème entrepreneurial ?
Je respecte
profondément Madame la Sénatrice pour son parcours. Elle a servi la nation avec
honneur. Mais cette élection n’est pas une question de notoriété. C’est une
question de proximité avec les réalités quotidiennes des entrepreneures. Je
représente ces femmes qui se battent chaque jour pour garder leur commerce
ouvert, nourrir leurs familles, créer de l’emploi. C’est une autre forme
d’expertise, celle du terrain, que je porte fièrement. C’est cette authenticité
que je mets en avant.
Quel est le message à aux femmes
entrepreneures de Côte d’Ivoire ?
Le temps est
venu de croire en vous, de vous lever, de prendre votre place dans l’économie
de notre pays. Je vous dis : votre voix compte, votre vision compte, votre
combat compte. Ensemble, nous sommes plus fortes. Le CANFE-CI sera ce bouclier,
ce tremplin, cette maison commune. Faites le choix d’un leadership authentique,
proche, engagé. Le changement ne viendra pas d’en haut, il viendra de nous
toutes, unies.
N.G