Un appel à la responsabilité citoyenne pour le développement de la Côte d’Ivoire
La Côte d’Ivoire a franchi un cap décisif dans sa quête d’une gouvernance plus moderne, plus juste et centrée sur le citoyen. Le Palais de la Culture de Treichville a accueilli ce jeudi 17 juillet la première édition de la Journée nationale du civisme fiscal (JNCF). Cette initiative inédite, placée sous le thème « Civisme fiscal et développement », a rassemblé les acteurs de l’administration fiscale, de la société civile, du secteur privé et des citoyens autour d’une conviction forte :
« Nous sommes tous concernés par la question du civisme fiscal. »
Une culture fiscale à construire ensemble
Mme Madeleine Yao, coordonnatrice du Projet d’amélioration de la gouvernance pour la délivrance des services de base aux citoyens (PAGDS), a ouvert la série des interventions en soulignant le caractère profondément citoyen de cette journée « Il est crucial de renforcer le lien entre l’impôt et la qualité des services publics. Quand le citoyen voit que sa contribution fiscale est utile, il devient naturellement plus enclin à s’acquitter de ses devoirs. Le civisme fiscal, c’est une question de confiance, d’équité et de justice sociale. »
Un partenariat renouvelé entre l’État et le contribuable
Prenant la parole à sa suite, M. Abou Sié Ouattara, directeur général des impôts, a insisté sur la nécessité d’un nouveau contrat social entre l’administration fiscale et les citoyens « Nous voulons sortir d’une logique de contrainte pour entrer dans une culture de collaboration. Cette Journée nationale est une tribune pour dialoguer, expliquer et surtout montrer que la fiscalité, c’est l’affaire de tous. »
Il a présenté les innovations majeures engagées par la Direction générale des Impôts pour faciliter le paiement de l’impôt : digitalisation des procédures, lancement de plateformes numériques, campagnes de proximité, et dispositifs simplifiés pour les petits contribuables.
Le civisme fiscal, socle du développement national
M. Vassogbo Bamba, directeur de cabinet adjoint au ministère du Budget et des Finances, représentant le ministre, a, pour sa part, replacé cette journée dans le contexte plus large de la consolidation des ressources propres de l’État « Le développement d’un pays repose d’abord sur la capacité de ses citoyens à contribuer équitablement aux charges publiques. Le civisme fiscal n’est pas une option, c’est un devoir patriotique. »
Il a rappelé que les impôts perçus permettent de financer les écoles, les hôpitaux, les routes, l’électrification rurale et les autres services de base indispensables à l’amélioration des conditions de vie des populations.
Une mobilisation citoyenne réussie
La première édition de la JNCF a rassemblé plusieurs centaines de participants : élèves, étudiants, commerçants, chefs d’entreprise, fonctionnaires et leaders communautaires. Les échanges ont été animés par des thématiques, des stands d’information, des présentations pédagogiques et des performances culturelles, avec un objectif commun : faire du civisme fiscal un réflexe citoyen.
Un engagement collectif à pérenniser
La JNCF ne se veut pas un événement ponctuel, mais le point de départ d’un changement durable dans les rapports entre l’État et ses citoyens. Elle s’inscrit dans une vision de long terme visant à faire émerger une citoyenneté fiscale active et solidaire, dans laquelle chacun se sent concerné par l’avenir économique de son pays.
Car si l’impôt est un instrument de l’État, le civisme fiscal, lui, est une responsabilité collective.
E.F