Le Marché international du livre et des arts (MILA) franchit un nouveau cap. À l'occasion de la conférence de presse de lancement de sa neuvième édition, tenue le vendredi 3 juillet 2026 à la Bibliothèque du Centre pilote de Port-Bouët, le commissaire général, Yves Arsène Kouakou, a dévoilé les grandes articulations de cet événement culturel qui réunira, du 23 au 25 juillet, écrivains, artistes, éditeurs, universitaires et passionnés de littérature venus de douze pays.
En ouvrant
la rencontre, Yves Arsène Kouakou a exprimé sa gratitude à l'ensemble des
partenaires institutionnels, notamment à la mairie de Cocody qui accueille
cette édition, ainsi qu'au ministère de la Culture et de la Francophonie pour
son accompagnement depuis 2022.
« La Côte d'Ivoire dispose de peu d'espaces capables
d'abriter un événement culturel de cette envergure. Lorsqu'une collectivité met
un tel cadre à notre disposition, il est important de lui témoigner toute notre
reconnaissance », a-t-il
souligné.
Un salon devenu une référence internationale
Revenant sur
l'évolution du MILA, le commissaire général a rappelé que le salon est né en
2017 avant de connaître une progression constante, malgré l'interruption
imposée par la pandémie de Covid-19 en 2020.
Initialement
organisé à Yopougon, le rendez-vous s'est progressivement imposé comme une
plateforme internationale de promotion du livre, de la littérature et des arts
de la parole. Aujourd'hui, le MILA dépasse le cadre d'un simple salon du livre
en intégrant également le slam, la poésie, les arts oratoires et d'autres
expressions artistiques liées à la littérature.
Après le
Burkina Faso, le Tchad, le Sénégal, le Cameroun, le Congo et la Guinée, c'est
le Gabon qui sera le pays invité d'honneur de cette neuvième édition.
La marraine appelle les entrepreneurs à soutenir la
culture
Marraine de
cette édition, Maguy Bakayoko, cheffe d'entreprise et fondatrice de Maguy B
Entreprise, a expliqué les raisons de son engagement aux côtés du MILA. Pour
elle, la culture constitue un puissant levier de développement.
« Pourquoi ai-je accepté de parrainer cet événement ?
Parce que la culture est une arme. Une arme pour éduquer nos enfants, créer des
emplois et dire au monde qui nous sommes », a-t-elle déclaré. Elle a souligné que le MILA est
bien plus qu'un rendez-vous consacré aux livres et aux arts. « C'est la preuve que l'Afrique parle, que
l'Afrique crée, que l'Afrique gagne », a-t-elle affirmé. S'adressant aux
différents acteurs de la société, la marraine a lancé un appel à l'engagement. « Entrepreneurs, levez-vous pour la
culture. Artistes, osez entreprendre. Jeunes, votre voix compte », a-t-elle
exhorté, avant de saluer les neuf années d'engagement du MILA en faveur du
livre et des arts. « Parce qu'un peuple
qui lit est un peuple qui ne meurt jamais. Ensemble, écrivons la suite. Vive le
MILA. Vive la Côte d'Ivoire », a-t-elle conclu.
Une programmation riche autour de la littérature
féminine
Après la
conférence de lancement, les délégations internationales seront accueillies à
partir du 22 juillet avant une soirée de bienvenue organisée avec l'hôtel
partenaire.
Le 23
juillet marquera l'ouverture officielle des activités avec les Rencontres
internationales de la littérature féminine, devenues un rendez-vous majeur du
MILA depuis 2022.
La journée
sera ponctuée de tables rondes consacrées notamment à la conciliation entre
maternité, carrière et création littéraire, aux défis de la femme contemporaine
face aux attentes sociales ainsi qu'à l'entrepreneuriat culturel féminin.
Des
auteures, universitaires et expertes venues de Côte d'Ivoire, du Gabon, du
Cameroun, du Togo, de France et du Canada partageront leurs expériences. Le
public pourra également participer à des rencontres avec les écrivains, des
séances de dédicaces, une formation sur l'éducation aux médias et à l'information,
ainsi qu'aux animations du Village du livre. Une grande soirée culturelle
réunissant des artistes gabonais et ivoiriens viendra clôturer cette première
journée.
Promouvoir la littérature africaine
Le 24
juillet, conférences et panels se poursuivront autour de plusieurs thématiques,
notamment la transmission intergénérationnelle, avant une rencontre avec
l'auteur invité d'honneur. À travers cette neuvième édition, les organisateurs
entendent poursuivre leur ambition de faire du MILA une vitrine de la
littérature africaine et un espace de dialogue entre les cultures.
« Notre ambition demeure la même : promouvoir la
littérature africaine et lui offrir une visibilité internationale. Nous sommes
convaincus que les écrivains africains méritent une place de choix sur la scène
mondiale », a conclu
Yves Arsène Kouakou.
Essoh Fulgence