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Actualité Culture

Mémoire collective/L’ascad célèbre le père du cinéma ivoirien

La salle d’exposition de la Rotonde des Arts à Abidjan-Plateau s’est muée en salle de projection le mercredi 17 juillet 2019.Ce jour, l’Académie des sciences et cultures africaines et de la diaspora(Ascad) rendait hommage au précurseur du 7ème art ivoirien, Timité Bassori. A l’occasion, les cinéphiles du jour ont redécouvert le premier long métrage de Timité Bassori intitulé ‘’la femme au couteau’’.

 Dans ce film, l’auteur raconte l’histoire du déséquilibre psychologique du citoyen ivoirien en particulier et africain en général, tiraillé entre les cultures occidentales et africaines. Déjà en 1969, Timité Bassori déconstruit l’intrigue dans son film. Le temps, l’espace et le lieu de l’intrigue sont éclatés entre le présent et le passé du personnage principal. En avance sur son époque, le premier cinéaste ivoirien produit un film qui traite d’un thème freudien, la psychologie des citoyens dans une Afrique en mutation. On comprend alors l’accueil mitigé qu’a connu ce premier long métrage ivoirien.  « En 1969, la femme au couteau a reçu un accueil controversé. Il y avait d’un côté ceux qui ne l’aimaient pas du tout, les plus nombreux, ceux qui l’aimaient pas, les moins nombreux et ceux qui n’y comprenaient rien et qui l’aimaient par condescendance », se souvient l’auteur. C’est pourquoi, poursuit-il, en 1973, au festival panafricain de Ouagadougou. J’ai déclaré que le film n’était pas bon puisque le plus grand nombre le disait. J’admettais que je m’étais trompé sur ce film. Mais, le temps a fini par donner raison au cinéaste ivoirien.’’La femme au couteau’’ a été restauré en 2019. Ce film. A la fin du film, qui est aussi  un riche témoignage sur l’histoire de la mode et de l’urbanisation de la ville d’Abidjan, le téléspectateur comprend, enfin, que c’est une mise en garde de sa mère à l’enfance qui a nourri les peurs et les troubles à l’âge adulte du héros.

 Heureusement que les souvenirs du passé permettent à l’auteur de se débarrasser de cette peur. Belle maîtrise technique chez le cinéaste qui faire dire à  Guy Kalou, Cinéaste ivoirien  que la mémoire doit ériger un monument en l’honneur du père du cinéma ivoirien. «  Félicitation cher Aîné ! Vous m’avez fait faire une gymnastique intellectuelle immense. Vous avez été capable de faire un film pareil à cette époque. Je me demande si le public de ce long métrage existait à l’époque ? J’espère qu’on vous érigera un monument », a-t-il souhaité élogieux.

Essoh Fulgence

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