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La FAO intensifie ses efforts d’appui à la Côte d’Ivoire pour renforcer la notification, la surveillance et l’éradication des maladies zoonotiques émergentes et endémiques

13 février 2019, Grand-Bassam – La FAO, le Ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) et l’Agence des Etats Unis pour le développement international (USAID) poursuivent leur soutien au renforcement du réseau national de surveillance épidémiologique en Côte d’Ivoire.

 

Faisant suite à l’évaluation du système national de surveillance des maladies animales en décembre 2017 par le biais de plus de 112 indicateurs, l’outil de surveillance épidémiologique (SET) de la FAO a permis d’élaborer un Plan d’Action tangible qui identifie entre autres le défi du rapportage et de la notification rapide pour aider à l’alerte précoce, la réaction rapide et à la décision. La détection et la surveillance de maladies animales sont des éléments essentiels afin de s’assurer d’une réponse rapide et efficace de la Côte d’Ivoire et de limiter les impacts négatifs tant au niveau économique que social.

 

Dans le cadre de la mise en œuvre effective des recommandations formulées grâce à l’outil  SET, 53 chefs de postes d’élevage de neuf régions de Côte d’Ivoire, ainsi que des agents du MIRAH, provenant de 77 départements, sont actuellement en formation du 11 au 15 février, pour l’utilisation d’un outil innovant de surveillance de maladies animales développé par la FAO et connu sous le nom de «Event Mobile Application –en abrégé EMA-i». Cette formation intervient dans le cadre de la mise en œuvre du programme mondial de sécurité sanitaire (GHSA) par la FAO dans le pays avec le financement et l’appui technique de l’USAID.

  

Le développement de cet outil permet de faciliter grandement le rapportage rapide et le partage virtuel d’informations sur les maladies animales en temps réel au sein du MIRAH. L'outil FAO-EMA-i permet aux agents du domaine de la santé animale de saisir des données épidémiologiques de référence géographique sur un simple smartphone et de les transmettre en temps réel vers une base de données hébergée par une plateforme sécurisée et développée par la FAO (EMPRES-i). Ainsi, dans le cadre de cette formation pilote, 20 smartphones chargés de crédit internet, pour une durée de 6 mois, avec un accès internet (5 Go), 10 tablettes, 31 puces et 20 antichocs ont été fourni aux participants.

 

A terme, un premier lot de 31 smartphones seront remis aux chefs de postes afin d’améliorer la gestion des maladies émergentes et endémiques et de renforcer le système de surveillance des maladies animales en Côte d’Ivoire.

 

Dr Zandra Hollaway Andre, Chef d’équipe du GHSA en Côte d’Ivoire et Conseiller technique pour l’Afrique de l’Ouest, représentant l’USAID, a rappelé que l’acquisition de connaissance et l’application de cet outil de la FAO contribuera à la pleine opérationnalisation du réseau de surveillance en santé animale.

 

Pour Dr Kallo Vessaly, représentant le Ministre des Ressources animales et halieutiques : « La mise en application de cet outil s’insère parfaitement dans la politique nationale de lutte contre les maladies animales en Côte d’Ivoire», a-t-il souligné. «Il permettra au pays de progresser au niveau des indicateurs de surveillance de l’évaluation conjointe externe dans le cadre du Règlement sanitaire international (RSI, 2005) et de lutter contre les zoonoses», a-t-il conclu.

 

M. Samy Gaiji, Représentant permanent de la FAO en Côte d’Ivoire a souligné le rôle stratégique de l’Organisation, qui permettra, entre autres, de soutenir la direction des services vétérinaires à améliorer son système de notification et d’alerte précoce, et aussi à mettre  à échelle le système par la couverture, à terme de tout le territoire national à la suite de l’évaluation après les six mois de la performance du pays à utiliser l’outil.

 

L'application sera mise en œuvre, de février à juillet 2019, afin de tester et de valider la technologie auprès de 9 postes d’élevage pilotes sur le terrain. L'extension de l'application EMA-i aux 77 Département et 174 postes d’élevage du pays serait ensuite envisagée sur la base des résultats obtenus pour la collecte des données et l'évaluation sur le terrain.

 

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